Ma sublimation des Rousses et les fantasmes qui en découlent remis en question
En prévision de l’émission « ça se discute », du 5 décembre 2007, dont le sujet est « les fantasmes », à laquelle, bien qu’invité, je ne pourrai pas participer, je vais réévaluer les fantasmes que je développe pour les Rousses, depuis ma plus tendre adolescence.
Mais qu’est-ce déjà qu’un fantasme ?
Dans le sens courant, le fantasme est une fixation mentale ou une croyance irraisonnée pouvant conduire à des actes excessifs. "Fixation mentale", je veux bien, mais "croyance irraisonnée" je récuse cette partie de la définition !
Une forme atténuée, en principe moins dangereuse, est la lubie.
J’élimine, pour mon cas, la lubie car elle se manifeste par un enthousiasme exubérant de courte durée pour quelque activité, être ou objet. Depuis le temps que mes fantasmes perdurent, je crois qu’on ne peut plus parler de lubies !
Dans le domaine de la sexualité, le fantasme est la représentation mentale d'images ou d'idées provoquant un désir ou une excitation sexuelle. Certes, si mes fantasmes pour les Rousses ne sont pas seulement sexuels, la sexualité en est une composante importante.
D’après Freud, les fantasmes sont les fruits de la sublimation.
Le terme de sublimation désigne à l’origine une purification matérielle. Il s’agissait, en alchimie, de purger un corps de ses parties hétérogènes en le chauffant. En chimie, il nomme l’opération par laquelle on épure un corps solide en le transformant en vapeur, sans passer par l’état liquide.
Ce terme s’est trouvé, par une dérivation métaphorique bien antérieure à la psychanalyse, transporté au domaine de la purification morale. La pulsion sexuelle s’épure de ses composantes biologiques, liées à la reproduction de l’espèce, pour viser des buts plus élevés dans l’ordre esthétique, intellectuel, religieux, c’est-à-dire des buts habituellement qualifiés de sublimes.
Pour Freud ou en psychanalyse de façon générale, la sublimation est toujours associée au domaine sexuel. Ainsi, mes fantasmes, nés de la sublimation des femmes rousses, sont basés sur des caractères sexuels, tout en ne se limitant pas à cela. Des composantes esthétiques évidentes s’y associent, sur lesquelles je ne m'étendrai pas ici l'ayant fait largement par ailleurs ; ils ont de même des composantes intellectuelles : les Rousses peuvent être considérées comme les archétypes des femmes qui eurent à subir, pendant des siècles (voire des millénaires) la domination brutale des hommes, mon féminisme fait donc partie intégrante de ma sublimation de la rousseur ; enfin, oserais-je parler d’une composante religieuse dans ma sublimation ? Ne criez pas au sacrilège, on ne peut pas porter aux nues une catégorie de femmes, pendant aussi longtemps, sans tendre à les diviniser.
Une telle sublimation et les fantasmes qui en découlent ne sont-ils pas une perversion ? En un mot, ne suis-je pas un pervers, comme certaines bonnes âmes l’ont laissé entendre ?
La psychanalyse vient à mon secours en déclarant que le pervers met l’accent sur sa satisfaction pulsionnelle et pas sur l’objet de son amour. D’après cette affirmation, je serais plutôt un créatif qu’un jouisseur. Ma sublimation des Rousses ne m’a pas apporté la moindre satisfaction sexuelle, par contre, elle m’a permis de créer un site qu’une multitude d’entre-elles reconnaissent comme un monument érigé à leur gloire et signalent l’aide psychologique qu’il leur apporte dans leurs moments de doutes.
Roussesland n’est pas seulement un site internet parlant des Roux et des Rousses d’une façon positive, c’est un véritable concept de l’existence d’une communauté rousse, qui peut s’y retrouver en territoire de tendresse amicale.