24 novembre 2004





Hommage en forme de poème





Aux reflets mordorés de ta longue chevelure
Répond l'éclat indiscret de ta toison pubienne.
Debout, dans le contre-jour de la porte entrouverte,
Tu t'offres à mes regards, sûre du charme trouble
Que distille en moi ta blanche silhouette de rousse.

Allongé sur le lit, aux draps froissés et moites,
Je suis encore imprégné des parfums épicés
Que tu as généreusement dispensés dans l'étreinte
Qui nous fit s'affronter dans une lutte complice,
Mêlant nos sueurs et nos liqueurs intimes.

Mes doigts sont odorants d'avoir trempés
Dans ta conque marine, aux doux reflets nacrés,
Où sont nés les effluves, aux flagrances violentes,
Qui m'environnent encore et me donne le vertige
Par l'esprit, dans de mystérieuses vallées humides.

Quand j'ai peur que le charme trop vite ne se dissipe,
Je porte à mon nez ces messagers fidèles,
Qui ravivent mes souvenirs et m'enivrent de toi.
Si tout est pâle en toi, la peau et les muqueuses,
Tes senteurs musquées, par contre, me fouettent les sens.





"Monsieur,

Je suis en première scientifique et à l'occasion d'un devoir de français sur la poésie, j'aimerais beaucoup utiliser votre poème sur les rousses, votre hommage personnel. Étant moi même rousse, j'ai pensé bon de prendre un sujet tel que la vision des rousses par la poésie...

Armelle


Que d'honneurs me fait la charmante Armelle et combien ont évolué les mentalités des professeurs et des élèves depuis mai 68 !
A mon époque, ce poème aurait déchaîné les foudres du professeur et les rires gras des élèves... Espérons que ce n'est pas ce qui est survenu à Armelle !



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