24 novembre 2004
Lorraine

Ode aux femmes rousses

Ce texte n'a pas la prétention d'être une oeuvre poétique, il est simplement l'expression de ce que ce site m'a fait découvrir sur les femmes rousses.
Un jour, naïvement, j'ai ouvert ce site pour satisfaire un fantasme incertain, car basé sur aucune expérience. Puis, elles sont venues à moi, jamais tout à fait les mêmes, jamais très différentes, et elles ont enchanté ma vie.
Êtres fragiles, s'il en est, elles m'ont communiqué leurs forces telluriques. Le feu de leurs chevelures a coulé dans mon sang. A présent, je sais... Sans doute un peu tard, combien de merveilles elles recèlent en elles.
Si elles n'ont pas accompagné ma vie, je tiens absolument à ce qu'elles m'accompagnent jusqu'aux rives du Styx.



Ce sont des Étrangères, qui vivent parmi nous.
Tentant parfois de se dissimuler à nos yeux,
Elles finissent toujours par être remarquées.
Enfants, elle souffre souvent de leur différence,
Car, encore incomplètement affirmées,
Elles ne comprennent pas la nature
De ce qui les distingue des autres enfants.
Pourquoi cette chevelure de flammes indiscrète ?
Pourquoi cette peau pâle et fragile au soleil ?
Pourquoi ces éphélides qui font taches sur elles ?
C'est avec la puberté qu'elles acquièrent leur véritable nature,
Prêtresses de l'amour, servantes d'Aphrodite,
Elles comprennent alors qu'un sort exceptionnel
Leur est réservé : le feu de leur chevelure
Se retrouve dans leur caractère et dans leur sensualité.
Elles qui se croyaient venues d'ailleurs,
Elles découvrent qu'elles sont FEMMES, parmi les femmes.

Certaines commettent l'erreur d'offrir leurs trésors
À des hommes vulgaires, qui n'en apprécient pas la valeur.
Puis, elles comprennent enfin qu'elles ne doivent se livrer
Qu'à leurs adorateurs, leurs fidèles, ceux qui savent
Que leurs perles ne sont pas faites pour les pourceaux.
Déesses faites femmes, il y a quelque chose de divin en elles,
Qui transforme en diamants, tous leurs défauts de femmes.
Autour d'elles flotte comme un parfum de mystère
Qui flatte les papilles des initiés et repousse le béotien.
Jamais elles ne seront des femmes serviles,
Celles sur lesquelles les hommes se reposent.
Toujours, leurs amants devront placer la barre plus haute
Et se dépasser pour les mériter, elles, les sorcières du temps jadis,
Qui avaient cru longtemps que seul un être surnaturel,
Comme le diable, pouvait partager leurs ébats !
Hommes respectez-les, mais ne vous en effrayez pas,
Plus que toutes autres femmes, elles connaissent les douceurs
Qui vous feront sombrer dans l'antre des délices.
Comme Antinea, elles vous conduiront sur des îles de rêves,
Sans quitter le désert, qui partout vous entoure.


Paul MOMBELLI, votre exclave !



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