S’en vient, sur mon chemin,
Comme un parfum boisé,
Senteur enivrante
De la femme flamboyante.
A l’heure extasiée, sa peau blanche de nacre,
Ses taches de rousseur, comme fleurs sur la mousse,
Donnent envie de cueillir cette divine rousse !
Dans sa chevelure « pain d’épice »,
Ma main se glisse,
Sensation suave du délice,
D’elle, j’ai déjà faim.
A l’heure extasiée du tendre soupir
Sa marche ondulante, caressante,
Laisse couler en moi la naissance du plaisir.
S’en vient sur mon chemin
Cette douce féline,
Je devine déjà, entre ses cuisses fines
Un coucher de soleil à nul autre pareil.
A l’heure extasiée où vient la lune rousse,
Raffinement des saveurs de l’épice,
Ma langue découvre le parfum de mélisse.
Il est temps ma féline
Qu’on t’offre enfin le sacre
De femme à la beauté divine
Chatoyante merveille.
A l’heure extasié, ma saison préférée
Ma belle forêt d’automne
Je viens ici humer ta toison polissonne.
Ton parfum entêtant m'enivre comme le lys.
Se mêle et s'entremêle mon dard et ton pubis.
Tu es belle à mourir et en toi je veux vivre,
Belle rousse, tu vois bien que vers toi je dérive.
A l'heure extasiée, qui sent si bon l'été,
Laisses-moi déguster ton champ sucré de blés,
De ta couleur de feu, fais de moi le brasier !