01 avril 2005


La Flamboyante


GISLAINE


Voilà une remarquable oeuvre de commande.
Appréciant les poèmes d'amour, livrés par GISLAINE à mon site de poésie, http://poesie.caloucaera.net/, j'ai décidé de lui demander d'écrire un poème en l'honneur des Rousses. Ce ne fut pas chose facile, pour elle, de se glisser dans la peau d'un homme, elle si féminine, et d'exprimer un amour qu'elle n'avait jamais ressenti, mais le résultat dépasse toutes mes espérances.
Le poème est si beau et si original, que, me prenant pour un nouveau Médicis, l'envie me prend de renouveler l'expérience avec d'autres auteurs.

Je devine déjà, entre ses cuisses fines
Un coucher de soleil à nul autre pareil.

Comme j'aurais voulu écrire ces vers !



La Flamboyante



S’en vient, sur mon chemin,
Comme un parfum boisé,
Senteur enivrante
De la femme flamboyante.

A l’heure extasiée, sa peau blanche de nacre,
Ses taches de rousseur, comme fleurs sur la mousse,
Donnent envie de cueillir cette divine rousse !

Dans sa chevelure « pain d’épice »,
Ma main se glisse,
Sensation suave du délice,
D’elle, j’ai déjà faim.

A l’heure extasiée du tendre soupir
Sa marche ondulante, caressante,
Laisse couler en moi la naissance du plaisir.

S’en vient sur mon chemin
Cette douce féline,
Je devine déjà, entre ses cuisses fines
Un coucher de soleil à nul autre pareil.

A l’heure extasiée où vient la lune rousse,
Raffinement des saveurs de l’épice,
Ma langue découvre le parfum de mélisse.

Il est temps ma féline
Qu’on t’offre enfin le sacre
De femme à la beauté divine
Chatoyante merveille.

A l’heure extasié, ma saison préférée
Ma belle forêt d’automne
Je viens ici humer ta toison polissonne.

Ton parfum entêtant m'enivre comme le lys.
Se mêle et s'entremêle mon dard et ton pubis.
Tu es belle à mourir et en toi je veux vivre,
Belle rousse, tu vois bien que vers toi je dérive.

A l'heure extasiée, qui sent si bon l'été,
Laisses-moi déguster ton champ sucré de blés,
De ta couleur de feu, fais de moi le brasier !


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