Qu'ont donc les Rousses en commun en dehors de quelques détails physiques ?
Paul MOMBELLI
Je m'acharne, sur ce site, à découvrir les points communs qui peuvent relier les Rousses entres-elles. N'est-ce pas une quête illusoire ?
Contrairement aux ethnies qui bénéficient de traditions et de cultures, grâce à leurs mémoires collectives, écrites ou orales, et à l'enseignement que les parents donnent à leurs enfants, les Rousses ne disposent pas d'un facteur essentiel : la continuité temporelle.
En effet, le gène de la rousseur papillonne de génération en génération, sans souci d'héritage. Il est très rare de rencontrer une Rousse dont la mère le soit, ainsi que la grand-mère. Dans ces conditions, comment des caractères communs pourraient-ils se développer ? Comment parvenir à constituer une race superbe et fière, de Rousses revendiquant haut et fort leurs différences ?
Si pour ce qui est de l'inné, l'observateur que je suis parvient très vite à une impasse, il n'en est " heureusement " pas de même pour l'acquis. Les nombreux témoignages que ce site m'a apportés montrent, à l'évidence, que les Rousses, toutes dispersées qu'elles soient et sans doute en grande partie à cause de cette dispersion, sont soumises, dès leur plus jeune âge, à des contraintes analogues venant de leurs milieux. Il est donc vraisemblable que, soumises aux mêmes genres d'environnements hostiles, les Rousses soient amenées à réagir de la même façon, ce qui finit par générer des caractères communs assez nombreux.
Si, sur les plans psychologique et culturel, les Rousses ne semblent pas pouvoir bénéficier d'un inné accumulé de génération en génération, il n'en est pas de même sur le plan physiologique.
De nombreuses études montrent que ces dames sont beaucoup plus sensibles que les autres femmes à la douleur et demandent 20 % de plus de produit anesthésique pour être insensibilisées ; plusieurs faiblesses congénitales ont aussi été identifiées ; tous ces éléments convergent vers une constatation maintes fois vérifiée : les Rousses sont plus sensibles, de façon générale et plus particulièrement sur le plan sexuel, d'où la réputation sulfureuse qu'elles traînent derrière elles depuis des siècles.
D'où vient cette hostilité ambiante, dont souffrent les Rousses et qui leur assure un acquis commun ?
Cette fois-ci, il s'agit bien d'une mémoire collective, mais c'est celle des humains en général. Au cours des siècles, leurs différences physiques apparentes les ont désignées, de façon très commode, comme des boucs émissaires. Bien sûr, il y eut les Juifs qui ont subi à peu près le même sort. Mais savez-vous que sous François I°, alors que nos voisins portugais, puis espagnols se " débarrassaient " de leurs Juifs, très nombreux chez eux, on n'en comptait pas un seul à Paris, seules quelques communautés survivaient en Provence.
Si l'on peut facilement agir de façon collective sur les Juifs, qui constituent des communautés très soudées, comment le faire avec des Rousses dispersées aux quatre coins des familles ?
Je propose de se souvenir d'un ditons fort juste : " Aussi malheureux un homme soit-il, il trouvera toujours plus malheureux que lui : sa femme. "
Les femmes, qui ont été conditionnées par des siècles de soumission à l'homme, ne disposant pas des travailleurs émigrés actuels, trouvaient toujours plus malheureuses qu'elles : les Rousses !
Heureusement, tout cela est en train d'évoluer rapidement. Libérées des pressions religieuses et sociales, les Rousses vont prochainement flamboyer sur le devant de la scène. Déjà, elles font figure de phénomènes de société, au point que les fausses Rousses abondent. Qui eut imaginé, au Moyen-Age, que des femmes puissent vouloir se faire passer pour des Rousses ?
Alors, me direz-vous, les jeunes Rousses vont-elles être libérées, également, des injures et des quolibets dont elles sont abreuvées quotidiennement ?
Aussi monstrueux que cela puisse paraître, je ne le souhaite pas vraiment, car, si les jeunes Rousses n'étaient plus victimes des taquineries de leurs compagnons de classe, que resterait-il pour leur donner cet esprit de corps et ce caractère bien trempé qui les caractérisent ?
L'essentiel est qu'elles puissent bénéficier d'un site comme Roussesland.com, un véritable pays virtuel où elles puissent se réfugier, quand elles sont lasses des attaques subies, et que, réconfortées par l'esprit communautaire qui y règne, elles puissent regonfler leurs batteries avant de reprendre le combat qu'est leur vie quotidienne.