Charlotte CORDAY Une Rousse qui tua un monstre sanguinaire
Pour venger les Girondins assassinés, elle poignarda Marat dans son bain, considérant que c'était un monstre indigne de vivre. Marat était responsable de la mort du roi, il avait participé aux massacres de Septembre et était l'un des piliers de la Terreur.
La belle Charlotte Corday était l'arrière petite nièce de Corneille, elle avait le caractère d'un homme et tout le charme d'une jeune fille. Elle déclarait : J'étais républicaine bien avant la révolution !
Belle figure de Rousse, elle fut victime de la Terreur qu'elle voulait arrêter et fut rejetée aux rangs des assassins de l'Histoire, par des "historiens" à la solde de la république sanglante qu'enfanta Robespierre.
Fervente lectrice de Plutarque, Tacite, Rousseau et adepte des idées nouvelles, elle se rallia à la Révolution. C'est après la proscription des Girondins, le 2 juin 1793, qu'entrée en contact avec certains des chefs de l'insurrection fédéraliste de Normandie, elle décida de tuer Marat, principal responsable, à ces yeux, de l'élimination des Girondins et de l'instauration du régime de la Terreur.
Arrivée à Paris au début juillet, elle obtint le 13 juillet une entrevue avec Marat, qui la reçu dans son bain, dans lequel il soignait une maladie de peau. La jeune fille profita de la situation pour le poignarder. Emprisonnée à l'Abbaye, puis à la Conciergerie, jugée par le tribunal révolutionnaire, dès le 17 juillet, elle fut condamnée à mort et exécutée. Elle avait pourtant porté toute l'espérance d'un peuple, las du bain de sang qui lui était imposé.