Le poète tchadien, Djamal Laounodji, fidèle ami du site caloucaera.net, nous signale ce qui suit :
J'ai aussi lu votre dernier Petit Journal de Montmain, qui s'est un peu penché sur la question "des rousses", ces blanches qui vivent, dans leur chair, le complexe d'être différentes des autres.
Personnellement ce problème étrange est pour moi tout à fait nouveau. Pourtant, chez nous , en Afrique, ce problème existe aussi d'une autre manière. On les appelle ici des Albinos, du fait de l'étrangeté de leur couleur. Il sont d'un clair qui frappe le regard, et surtout avec une peau émaillée de plaque noire, dues à leur faible résistance au Soleil.
Ce sont des catégories de personnes qui ont aussi tous les problèmes au monde pour s'intégrer dans le tissu social africain qui , du fait des préjugés culturels, attribue leur naissance à une malédiction des ancêtres ou à l'infidélité de leur mère. Partout où ils passent, ils sont catalogués de sorciers, de malfaiteurs, à un tel point qu'ils ont une énorme difficulté à entretenir un rapport sérieux avec leurs semblables noirs.
Les scientifiques expliquent cela par un tare génétique, qui se propage par le biais de l'hérédité. Mais combien de personnes comprendront, qu'être Albinos, n'est pas un choix mais une erreur de la nature ?
Heureusement, nos charmantes rousses n'en sont plus là aujourd'hui, mais cette situation rappelle étrangement notre Moyen-âge !